Enfant du pays

Fils d’Aline et Louis, j’ai grandi dans une famille qui vivait du travail de la terre et qui a toujours participé aux grandes traditions provençales.

Quant on dit que l’enfance fixe les émotions et les orientations…

À l’âge de huit ans, je me souviens avoir ressenti dans le verger d’oliviers de mon père une fascination pour cette masse végétale ondulante et bicolore, fouettée par un petit mistral.

Un autre souvenir bien présent à mon esprit : le retour de mon grand père du moulin de Nyons avec l’huile d’olive nouvelle et l’impatience que l’on avait tous les deux à la déguster !

Pendant toute mon enfance et adolescence, j’ai côtoyé le petit monde de la crèche vivante, ma famille a toujours participé le soir de Noël à la grande tradition « Li Bergié de Séguret » une « simple » mais authentique représentation de la nativité.

Alors pourquoi et comment m’est venu l’envie d’être santonnier?

C’est en ouvrant le cadeau offert à Noël par mes parents à notre premier enfant. Il contenait des santons et c’est là que j’ai eu le déclic. Je décide à ce moment précis de vouloir créer des santons.

C’est grâce à Robert CANUT, Maître santonnier originaire de Marseille installé à Tulette, qui au fil des années m’a transmis son savoir faire, que j’ai pu maîtriser toutes les étapes de fabrication d’un santon et ainsi devenir moi-même santonnier.